Si je trempe aujourd’hui ma plume en forme de doigts (de deux index pour être exact) dans l’encrier en forme de clavier, le tout pour écrire sur une feuille de papier pixelisée qui appartient désormais au grand livre du Ternet, c’est pour parler d’un truc dont je me fous royalement (telle Ségolène) d’ordinaire : la politique. Du moins, l’horrible scénarisation médiatique à deux balles qu’on peut observer aujourd’hui pour tenter de donner un semblant d’intérêt face à toute la pitié qu’inspire tous les éventuels candidats à la présidence. Et là, j’me dis que j’ai un peu cassé l’effet de surprise à base d’argumentation et de « vas-y que j’t’embrouille le lecteur » ; ce serait noté j’aurais 0, ou peut-être 2, un point pour la présence et un autre pour l’orthographe, mais je pourrais aussi tomber sur un correcteur Tipex (Jean-Marc Tipex, il est vachement sympa) qui apprécierait ce genre de digressions (« gressions ») dans la sempiternelle et immuable construction d’une dissertation (« ssertation »), fortement marqué qu’il serait par l’héritage de mai 68, et, n’écoutant que sa volonté frustrée de renverser l’ordre établi (par là je ne veux pas dire qu’il voudrait, dans un accès de colère parce que sa femme Monique est super chiante, renverser son établi de mécano où tous les outils sont rangés selon un ordre bien précis, parce qu’il est un peu maniaque Jean-Marc Tipex) et se remémorant les bons vieux slogans « il est interdit d’interdire » ou encore mon préféré « sous les pavés la plage », me mettrait 18, admiratif qu’il serait devant la force combative implicite de mon écriture. Mais bon, faut être honnête: y’a peu de chances.

     Quoiqu’il en soit ; là vous devez vous dire, vous les malheureuses personnes qui lisez cette chose et qui désespérez devant le nombre sans cesse croissant, et donc très calorique (Barbudo reprezent), de parenthèses fatigantes : « Oh l’autre, il dit que la politique c’est pas bien, que les hommes politiques ils sont pas bien, et que les médias c’est pas trop bien non plus, genre ‘j’ai des idées révolutionnaires de beauf’, comment tu m’as saoulé’ ». Et vous auriez tous les droits de le dire, d’ailleurs dites-le (je vous aide) : « Oh l’autre, il dit que la politique c’est pas bien, que les hommes politiques ils sont pas bien, et que les médias c’est pas trop bien non plus, genre ‘j’ai des idées révolutionnaires de beauf’, comment tu m’as saoulé’ ». Mais cette débauche de copier-coller ne me détournera pas de cette rage qui monte en moi, car j’ai été mordu par un chien sauvage hier et les toubibs sont plutôt inquiets. Mais cette vanne minable ne m’empêchera pas non plus d’exprimer mon désarroi devant la manipulation médiatique et l’incompétence de la classe politique : eh ouais, j’suis un dingue moi, je balance un max (un pote à moi qui m’a un peu saoulé; j'l'ai même tellement bien balancé que certains disent qu'ils l'ont vu voler) ! La plus énervante en fait, c’est quand même Ségolène. Entièrement fabriquée par les médias, décidément très inspirés ces derniers temps à base de « c’est une femme, vous vous rendez compte, elle a même pas de zizi (parfois on en est pas loin) ! » et autres « tiens on va coller sa tête sur le costume de président de la République par le truchement d’un subtil montage qu’on fera au cutter et à la colle UHU (j’aime bien cette marque, c’est rigolo à prononcer çà, ‘UHU’) pour gagner du temps », la Ségo elle saoule vite aussi elle. Mon ami Barbudo ; pardon, toi, Barbudo, mon seul lecteur, avait déjà commencé a balancer un max, un pote à nous qui est libre désormais, mais également à te porter en faux ce qui n’est pas très pratique dans la vie de tous les jours, surtout pour avancer ( ?), mais également enfin à exprimer ton désaccord (surtout à la guitare) envers la Ségo et les trucs qu’elle dit, qui sont quand même bien pourris, le must étant l’incontournable « mettons les délinquants chez les militaires ». Ce qui est triste, c’est qu’elle y croit la Ség’. Elle a pas compris qu’à part faire vendre plus de feuilles de choux (j’la prends pas celle-là, elle est trop facile) et servir de faux sujet polémique aux journalistes, elle sert pas à grand-chose. Son mari n’était déjà pas très utile mais elle, c’est royal. (…c’est marrant, j’ai l’impression qu’il y a un jeu de mot bien navrant à faire dans ma dernière phrase…sauras-tu le trouver ? Si oui, envois ta réponse où tu veux, de toute façon elle ne sera pas lue.) Un indice révélateur de sa prise de grosse tête, c’est quand même ses fringues. Des p’tits tailleurs cintrés, ses p’tites mains manucurées et cette façon de dire « Ouiiii !! euh…. Laissez la Police faire son travail !!! » (avis aux connaisseurs des Nuls et autre Cité de la Peur). D’ailleurs, quand elle passe à la télé, elle est toujours super bien habillée ; à tel point que dans le milieu on l’appelle même : la Seg’ aux laines royales.

      Bon. Je suis visiblement incapable d’écrire un truc correct sur la politique, ce qui curieusement n’est pas non plus politiquement correct, et réciproquement. Demain, John Debbey dénonce la faim dans le monde ; vous y trouverez le fameux « si ils peuvent pas s’acheter un bifteak ils ont qu’à manger du foie de veau » mais également « si t’as faim mange ta main, et garde l’autre pour demain, tu la mangeras avec ton vagin ! ». Eh ouais, j'suis un dingue. J'balance un Max. Bonsoirrrrr.