Je vais vous raconter une histoire. Une histoire très triste.

Un gentil article se promenait sur mon beulogue. Il était gentil, ne faisait de mal à personne et n'avait qu'un but dans la vie: faire naître chez les gens ce petit sourire salvateur (Dali) au coin des lèvres, ce sourire qui vous donne foi en les autres, en la société, en la vie tout simplement. Un article tout mignon, pétri de non-sens et de mauvaises blagues comme du bon pain, de métaphore vaseuse et de tournures alambiquées telles les fioles d’un savant fou. Il était beau cet article. Mais il était insouciant cet article. Il se promenait bien innocemment sur le Ternet quand soudain. Et la, spéciale casse-dédi à Barbudo, je casse l'effet de surprise. Quand soudain, il se fit violemment agresser par un Polonais qui sans autre forme de procès lui sauta à la gorge, lui arracha la carotide avec les dents avant de lui manger la rate au court-bouillon. Il est mort, il est mort l’article, tué sous les coups vilipendeurs de cet abject personnage à l’obédience plus que suspecte. Pourquoi ? Pourquoi l’Homme est-il si pourri ? Pourquoi toute cette violence verbale ? Pourquoi m'as tu laissé ce commentaire condescendant Polonais? Depuis quand y a-t-il une échelle de valeur de la qualité de l’écriture ? Monsieur du Couperet, comme Gantulfe le disait si bien avant de pas vraiment mourir face au dragon le moins réaliste de l’histoire du cinéma, VOUS NE PASSEREZ PAS ! Et si ce petit article est mort, d’autres naîtront après lui. Comme celui qui va suivre.

L’Ascension. En voila une fête bizarre. En me levant ce matin, outre de vin la traditionnelle envie d’uriner une urine ma foi très saine parait-il, tellement saine que d’aucuns se font même un plaisir de la boire, je me disais encore ‘putain’. Ca c’est parce qu’en ce moment sur une échelle avec des barreaux de 1 à 10 j’suis plutôt pas top ; mais pardon, je m’égare de l’Est (tiens encore une blague éculée enculé de Polonais). En me levant ce matin donc, je me demandais en quel honneur j’avais le droit exceptionnel de pieuter un peu plus longtemps et d’éviter un cours d’Histoire de la musique de la Renaissance particulièrement mauvais. Et la, en me disant ‘c’est grâce à l’Ascension’, un doute étreint mon esprit : est-ce la fête des constructeurs d’ascenseurs ? Il parait que c’était la fête préférée d’Yves Montand, car Yves Montand fête Ascension à la marche. (vous pouvez envoyer vos félicitations à Barbudo, l’heureux papa de ce jeux de mots qui a déjà 2 ans, et oui le temps passe vite) Bref ; d’où ça vient ce truc ? J’avoue que c’était pas clair. Autant pour la Pentecôte, la fête des pentes et des côtes, ça va, je suis, autant la fête des gens qui montent j’voyais pas trop le concept. Y a-t-il une lien intrinsèque entre l’élévation du corps et celle de l’esprit ? Faut-il y voir une ode aux alpinistes et à leur témérité ? Et la j’me suis dit ‘ça doit encore être une connerie de cureton cette histoire’. Et bien m’en a pris : c’était ça.

Je me permets ainsi de mettre un bain romain (je vais la ressortir souvent celle-la) à ce billet (trop funky comme terme, et par là je ne veux pas dire que les Romains se baignaient dans des boîtes Disco) en recasant subtilement quelques vannes bretonnes qui avaient fait la gloire de feu l’autre billet (c’est bizarre comme expression, étant donné qu’il est refroidi on devrait plutôt dire ‘froid l’autre billet’). Et que ceux qui jettent l’eau pas propre sur ce texte subissent le courroux de la Guyane. Et je m’en vais comme un prince de Lu (par la je ne veux pas dire que je me fais mâché par un enfant, que je voyage dans son système digestif avant d’être expulsé par l’anus du dit enfant vers une fosse ma foi fort sceptique concernant la teneur de cet article).