Poum poum poum poum poum! Poum! Poum! Poum!

Comme vous l'avez bien sur clairement compris, oui, vous les deux uniques cons qui venez sur mon blog, il va-t-être question de théatre ce soir. Cet art majestueux ou l'expression des sentiments et la mulance de farfadet peuvent profondément toucher le spectateur, l'émouvoir dans sa fragilité, le faire tréssaillir comme Marcel... (no comment...y'en a bien qui font des -rables de lapin pendant des lustres et des abajours). Bon, la ça m'a pas décalqué le slip. Mais quand même.

Après avoir fait raisonné les trois coups, qui ne sont pas du tout trois en fait, les trois coups donc, annoncant le début d'une pièce de théatre, et ce à base de dans ma tête faute de moyens sans doute de la part des organisateurs, de temps, ou d'argent, je calais mon séant bien confortablement dans les strapontins en soupline de veau de la salle de théatre du CROUS, l'émotion me submergeant n'ayant d'égale que la syntaxe pénible et difficile de cette première phrase pas du tout trop longue.

El Grandissimo Commandante DelMuzo, mon ami, mon ami que dis-je, mon frère à base de parenté très éloignée tirant sur l'Est et les pommes de terre, n'est pas qu'un grand combattant anti-Gruluguien, c'est aussi un acteur. Et quel acteur! Si Dewaere avait du se réincarner, et bien, bon, c'est pas lui qu'il aurait choisi, mais il serait venu au spectacle et aurait dit: "C'est où le buffet gratuit?". Oh oui, c'est ce qu'il aurait dit. (n'hésitez surtout pas à cliquer sur les photos pour les agrandir et mieux les apprécier)

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Commandante DelMuzo

Après une journée passablement chargée (au total 12h à la fac, record battu) à base de deux dissertations lobotomisantes sur des trucs que j'ai pas appris ( Expliquer la visée synesthésique dans l'oeuvre de Kandinsky, par exemple), quelle ne fût pas ma joie de me rendre à la représentation de la classe de théatre de mon ami, mon ami que dis-je, mon frère à base de parenté très éloignée tirant sur l'Est et les pommes de terre, et de ses deux camarades qu'on ne nomme plus. Ou peut-être juste un petit peu, pour situer: Vvv... et Xxxx... Beaucoup de mails pour me dire d'etre plus explicite: Vinnn... et Xavvv... Beaucoup d'appels au standard de Cognacq-Jay pour me dire d'arreter d'être lourd et de les nommer, contredisant ainsi ma précédente formulation, mais bon, je m'incline, certainement pas pour ce que vous pensez bande de petits vicieux, mais bien pour donner les noms des deux autres védettes (si si on dit védettes) de cette soirée hollyvoudienne (si si on dit hollivoudienne) j'ai nommé: Vincent et Xavier.

Je trépigne sur mon siège, parce que j'ai envie de faire pipi, mais aussi trépignant d'impatience, appréhendant pour mes amis, et ressentant leur trac par procuration; mais aussi parce que j'ai envie de faire pipi. Je tourne et retourne mon appareil numérique, qui pour la première fois de sa vie va plus loin que la porte de ma maison, impatient de faire pipi et de faire des photos représentatives du grand talent qui caractérise les acteurs pré-cités. Et aussi des décolletés des quelques beautés qui se trouvent là; c'est sympa le théatre quand même.

Le premier de ses monuments du théatre (des monuments plus en forme de petites fontaines que d'arc de triomphe mais quand même) à se présenter sur les planches c'est Vincent. Une mise en scène jamais vue auparavant et unique dans toute la soirée: il vient du fond de la salle. Il s'agit d'une petite saynète (et oui bande d'inculturés de l'orthographe, ça s'écrit comme ça!) (en même temps "petite saynète" est assez pléonasmique à base de qui veut dire deux fois la même chose; bref) extraite de Molière traitant des déboires d'un mec avec sa gonzesse, qui est chiante, comme toutes les gonzesses. La scène est drôle, et Vincent fait sensation. Moins quand il a plus son bonnet so chic, mais quand même. Premier coup de chapeau, c'était vraiment bien.

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Le deuxième à jouer c'est Xavier. Une saynète de je sais plus qui, Jesaipluki étant un grand auteur dans le monde du théatre et du jme souviens plus. Curieusement, il s'agit d'un type qui s'engueule avec sa gonzesse. Un mec un peu gauche, qui finit par énerver la bonne femme à base de "on rentre à la maison, salope". Xavier fait véritablement fureur dans son rôle, et le public, moi le premier, rit beaucoup. Deuxième coup de chapeau. Ca va finir par être douloureux.

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Et enfin, c'est mon ami, qui se présente sur les planches, ou plutôt une sorte de parquet flottant (dont il est l'inventeur rappelez-vous un certain film documentaire de décès tout ça, mais si mais si). Un extrait de Feydeau. Et c'est la que c'est fort de la part du mec qui dirige cette classe de théatre, d'avoir cerné aussi finement la personnalité de nos trois acteurs. Pancho DelMuzo nous livre la sublime interprétation d'un mec bourré, un artiste raté, rentrant chez lui à deux heures du matin, et qui se prend la tête avec sa bourgeoise à propos du sens de son art (star ac' j'aime plus trop ta gueule tout ça) et qui termine en commentant le décolleté de la dite bourgeoise... Non, vraiment, très fort le ciblage. Scène drole, grand acteur: effet comique. Troisième coup de chapeau, aÏe. (c'est le seul i tréma que j'ai réussi à faire; j'ai définitivement un problème avec les tréma)

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En conclusion, je dirai que je ne regrette pas d'avoir réservé ma place gratuite. Mes trois amis m'ont véritablement bluffés, et je dois dire le respect que je leur témoigne pour avoir osé se livrer au public sur un texte appris, ce qui est autrement plus difficile qu'une improvisation à base de verbiage stérile. Enfin ça dépend pour qui. Bref. Et surtout que c'était particulièrement réussi. J'espère juste une chose: que Pancho soit malgré tout toujours capable de mal jouer...sinon qui fera Bruno dans les Gruluguiens??

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